Samuel Paty & Dominique Bernard – hommage 🕊️
Aujourd’hui, nous allons parler de deux hommes.
Deux hommes qui étaient professeurs.
Samuel Paty était professeur.
Chaque matin, il entrait dans sa classe.
Il préparait ses cours.
Il expliquait.
Il répondait aux questions.
Il faisait réfléchir ses élèves.
Il enseignait l’histoire.
Il enseignait la géographie.
Mais surtout, il apprenait à ses élèves à comprendre le monde.
Il croyait en l’école.
Il croyait en la liberté de penser.
Il croyait en la force du savoir.
Dominique Bernard était professeur.
Lui aussi entrait chaque matin dans sa classe.
Il préparait ses cours.
Il lisait.
Il expliquait.
Il faisait découvrir des textes et des auteurs.
Il enseignait le français.
Il aimait les mots.
Il aimait la littérature.
Il aimait transmettre.
Il croyait, lui aussi, que les mots pouvaient nous aider Ă comprendre les autres et Ă comprendre le monde.
Ils étaient professeurs.
Ils avaient des élèves.
Ils avaient des collègues.
Ils avaient des familles.
Ils avaient des amis.
Ils avaient une vie.
Ils avaient des projets.
Des petites habitudes.
Des journées ordinaires.
Ils étaient simplement là , pour faire leur métier.
Ils étaient professeurs.
Ils n’Ă©taient pas des hĂ©ros.
Ils faisaient simplement leur métier :
 enseigner.
Et pourtant…
Samuel Paty ne rentrera plus jamais dans sa classe.
Dominique Bernard ne rentrera plus jamais dans sa classe.
Ils ont été assassinés
AssassinĂ©s, parce qu’ils Ă©taient professeurs.
Ce mot est difficile Ă entendre.
Mais il faut le dire.
Parce que se souvenir, c’est aussi avoir le courage de se rĂ©volter pour protĂ©ger ce qui nous lie et nous rend libre  : Notre Ă©cole
Une Ă©cole oĂą l’on apprend.
Une Ă©cole oĂą l’on questionne.
Une Ă©cole oĂą l’on peut rĂ©flĂ©chir.
Une Ă©cole oĂą l’on peut ne pas ĂŞtre d’accord.
Une Ă©cole oĂą l’on apprend Ă parler plutĂ´t qu’Ă frapper.
Une Ă©cole oĂą l’on apprend Ă respecter la libertĂ© des autres.
Samuel Paty était professeur.
Dominique Bernard était professeur.
Gardons leurs noms en mémoire.
Deux professeurs.
Deux vies.
Nous ne les oublions pas.
