Les 3e Sword et Utah rencontrent une poétesse !
« La découverte de soi-même »
Enfant, nous connaissons peu de sentiments
Tout nous semble si insignifiant, si facile
La vie y est paisible, sans difficulté
Les seuls sentiments qu’on connaisse sont :
La joie qui procure moment de bonheur et de sécurité
Qui apporte confort et l’agréable à la vie
Qui donne l’impression d’être sur un nuage
Tout en nous réchauffant sur place
La tristesse qui au fur et à mesure nous montre nos plus grandes faiblesses
Nous laissant dans un état d’inconfort et d’instabilité
Certaines larmes coulent laissant place à l’expression de nos émotions.
Ce qui devient beaucoup moins réconfortant.
Et la colère qui nous rend désagréables et plus arrogants
Qui vient d’un moment à un autre
Qui peut seulement nous déstabiliser
En plus de l’agressivité.
C’est seulement plus tard que nous comprenons
L’importance des sentiments
De la compréhension de ceci
Et d’autres arriveront pour plus nous embrouiller.
« Mon visage est un jardin »
Mon visage est un jardin où fleurissent les émotions. Mes yeux, deux étoiles noyées d’amour, brillants au rythme des battements de mon cœur. Mes lèvres, douces comme des pétales, murmurent des promesses au vent. Chaque trait est une ligne de poésie qui mérite d’être décrit, un secret inscrit dans l’ombre et la lumière.
« Le regard assombri et glaçant »
Le regard assombri et glaçant
Pour un garçon qui aimait les couleurs
Sur le sol, y était trop de rouge.
Cette fois ci, ce n’était plus derrière un écran, plus si loin
Que je ne m’en souciais.
Un silence pesant, plus fort et haut qu’un cri dans
Le ciel.
Pas plus haut que les nuages, il y avait ces oiseaux.
Ils me semblaient être comme de chers amis.
Je n’étais pas le seul à regarder.
« L’amour »
Pour moi, ce n’est pas qu’un simple sentiment. C’est quelque chose qu’on ne peut pas contrôler. Ça vient comme ça. On commence par remarquer la personne et on finit par ne penser qu’à elle. Pour une raison qui m’échappe, je commence à vivre différemment. Peut-être dans l’intention de devenir une meilleure personne. On peut se sentir enfermé sans possibilité de réfléchir par nous-même.
Sans se demander à quel point l’amour à un impact sur notre vie.
« Maman »
J’avais seulement dix ans, le jour où tu m’as quittée,
On m’a annoncée ta mort comme si c’était une certitude,
mais, ce jour-là, mon monde s’est
effondré.
Je ne réalisais pas vraiment ce que l’on venait de m’annoncer.
Je ne savais plus comment parler ou même agir.
Cette maladie, ce cancer plutôt, t’a emportée alors que
pendant dix ans, tu avais vécu avec cette souffrance.
Tu m’avais promis de rester pour mon dixième anniversaire mais …
C’était le covid et tu étais déjà tombée deux fois dans le coma,
j’ai été te voir durant ton deuxième
Avec cette peur que si je te touchais, tu disparaîtrais.
Après cette période, j’ai mal vécu mon année
scolaire où tout le monde me mettait de côté
car il me manquait un parent.
À l’époque, ta mort m’avait tellement attiente
que je suis tombée dans cette sombre depression.
Ce n’est que maintenant, cinq ans plus tard que
je prends conscience que là où tu es,
tu ne souffres plus.
Alors, sache Maman que tu peux reposer
en paix. Je t’aime.
« La perte »
Ce mot, si difficile à accepter.
Pourtant, si facile d’en discuter.
C’est le cœur déchiré que je dois vous l’annoncer
Papa est parti en paix.
Ce jour si ancré dans nos mémoires.
Où le silence a pris nos voix.
Le souffle de ton départ, sans plus aucun espoir.
Emporté avec toi, nos plus beaux sourires.
Ce soir d’été, où tu as pu trouver la paix.
Tu t’es enfin libéré de ce poids qui te pesait.
Ce jour où tu t’es suicidé
Mon monde s’est totalement écroulé.
Quand on me l’a annoncé, aucune larme n’a coulé.
Car je ne pouvais réaliser que mon papa était décédé.
Je ne pouvais pas t’en vouloir de nous avoir quitté.
Car ton choix n’était pas destiné à nous abandonner.
Aucune figure paternelle ne pourra remplacer ton étincelle
Tes précieux câlins que je ne cesse de me remémorer
Malgré la difficulté de ne plus y penser,
Je réalise que plus jamais, je ne te reverrai.
« Ce soir-là, nous étions heureux … »
Ce soir-là, nous étions heureux.
Le lendemain, nous avions du mal à réaliser que tu nous avais quitté car ce message.
Ce fameux message.
Qui nous annonce cette nouvelle, nous a détruit.
Tu as rejoint la partie de notre famille, tu es parti avec cette maladie des souvenirs lors de cette fameuse soirée.
Quatre ans maintenant sans le « passez-moi le sang du seigneur », sans « on regarde où le rugby » sans « je pars à la pêche ».
Tu es parti avec nos fou-rires.
Cela fait quatre ans maintenant.
Nous t’aimons toujours.
Toute notre vie, mon cher papy.
« Lui »
Oh Mamie, je suis inquiète. Perdue et chamboulée. Il va et vient sans prévenir. J’ai peur, je veux lui faire confiance. Comment le croire. Quand la seule chose qu’il sait faire, c’est partir. Mais bon, je l’ai fait. Je lui ai donné, corps et âme.
Oh Mamie, tes conseils me manquent. Même si tu es toujours là. Maintenant, j’ai peur de ce que tu diras : me trouveras-tu trop petite ? Mais Mamie, je l’aime bien. Je ne lui dirai pas avant longtemps. Il m’aide. Je me sens heureuse et aimée.
Oh Mamie, tu ne le trouveras surement pas bien, pas assez discipliné, mais il me suffit. Je pense qu’il me comblera. Pendant une longue partie de ma vie.
« L’adolescence »
Tu grandis petit à petit
Les personnes ne te reconnaissent plus
Et toi-même tu doutes parfois de qui tu es
Ton comportement, ton physique, tout change en un jour
Tu te regardes dans le miroir
Te demandant pourquoi tu as tant changé
Tu peux dire que tu n’es pas jolie
Mais il y aura toujours quelqu’un pour te voir, t’admirer
Ton esprit fait des vas et vient entre ton cerveau et ton coeur.
Tu ne sais pas lequel il faut écouter.
Tout était plus simple avant.
Quand tu étais petite, tu te baladais voyant l’amour autour de toi, tu ne voyais pas qu’il pouvait faire mal.
Ta vision du monde change et tes émotions aussi.
Tes parents disent te connaître mais parfois tu as l’impression qu’il ne te comprenne pas.
Tu aimerais pouvoir leur explique que tout change en même temps.
Ils n’ont que la la vision de toi, enfant, alors qu’au contraire, tu grandis
Plus vite que tu ne le penses.
Ta tête remplie, les idées qui tournent en boucle et qui ne veulent pas partir.
Ces idées, oui, on aimerait s’en défaire, pouvoir réfléchir sans trop en faire.
